Discours de la remise de décoration de ce 27 décembre 2017 à l’Ambassade du Sénégal à Bruxelles

 

Excellence Monsieur l’Ambassadeur,
Mesdames et Messieurs,
Mes Chers Amis,

Je voudrais tout d’abord remercier le Président de la République du Sénégal, son Excellence Monsieur Macky Sall qui me fait l l’honneur de cette distinction.

Je voudrais exprimer toute ma reconnaissance à son Excellence, Monsieur l’ambassadeur Amadou Diop, qui, en me remettant aujourd’hui cette décoration, a posé un geste à la fois honorifique, magnifique et rempli de sens.

Mesdames, Messieurs, mes chers Amis,

Je vous remercie pour votre présence.

Vous me permettrez de faire un petit clin d’œil à l’histoire.

Mai 1977. Alors que j’étais encore à l’Ecole Militaire de Saint-Louis, je recevais des mains du Président Senghor le prix de Philosophie que j’avais obtenu au Concours général. La cérémonie se déroulait au Théâtre National Daniel Sorano, à Dakar.

Décembre 2017. Ambassade du Sénégal à Bruxelles.

40 ans séparent ces deux évènements.

Deux continents.

De la philosophie aux finances.

Aujourd’hui, cette décoration à Bruxelles nous rappelle, si besoin en est, que nous sommes tous des êtres d’ici et de là-bas. Que notre volonté d’être et de faire transcendent les frontières et le temps.

Je voudrais saluer mes amis de Berchem qui, tout au long de ces longues années, ont œuvré pour et avec les collectivités de Grand-Dakar.

Dans la discrétion, le respect et l’efficacité.

De part et d’autre, nous avons très vite compris que la coopération devait s’inscrire dans une logique de partage, qu’il fallait tenir compte de la capacité contributive de chaque partenaire (car chacun apporte quelque chose) et qu’il fallait surtout estimer cet apport à sa juste valeur.

Il n’y a guère de coopération sans relations égalitaires, sans respect. Le temps de la main tendue est révolu depuis bien longtemps.

Aujourd’hui, C’est la volonté d’émergence qui guide nos choix. Nous ne sommes plus dans la survie, mais bien dans le développement.

C’est cela que nous avons compris. C’est ce principe qui nous a animés et guidés lorsque nos deux communes, Berchem-Sainte-Agathe et Grand-Dakar, ont signé la Convention Internationale Communale en 2007.

Ce programme de coopération décentralisée qui a pour but premier de permettre aux institutions locales de Grand-Dakar de prendre en charge leur propre développement, en s’appuyant sur les trois piliers que sont 1) la bonne gouvernance, 2) une administration efficace et 3) une participation citoyenne dans les processus décisionnels.

La commune, unité référentielle, fer de lance du développement.

Ensemble, Nous avons œuvré dans ce sens.

Mon propos n’est pas de faire l’inventaire des actions menées, mais de citer quelques acquis, comme la mise en place d’un 1) Bureau de Développement Local, 2) la création d’un Fonds Communal de Développement local qui finance les acteurs économiques porteurs de projets à valeur ajoutée, 3) le soutien au Centre médical, 4) l’accompagnement des écoles, 4), la formation ici et là-bas des agents et élus locaux.

Beaucoup de choses ont été faites et beaucoup de choses restent encore à faire. En optant d’œuvrer dans la durée, nous apprenons de nos échecs et nous revigorons de nos victoires.

Aujourd’hui, je sais qu’à Grand-Dakar, des femmes et des hommes travaillent en s’appuyant sur les acquis de la Coopération Communale. Des femmes et des hommes qui se battent pour des lendemains meilleurs, dans des conditions qui ne sont pas toujours faciles.

Des femmes et des hommes debout et fidèles à eux.

Je suis fier de les voir et de les savoir combatifs.

A l’Ecole Militaire de Saint-Louis, une devise nous  éclairait nuit et jour : « Savoir pour mieux servir ».

En digne fils du Sénégal et en fils adoptif de la Belgique, je continuerai à servir nos deux pays, au mieux de mes possibilités.

Je remercie toutes les personnes qui s’impliquent dans cette démarche et qui sont animés par ce désir de partager et de grandir avec l’autre.

Dans le respect et la dignité.

Je remercie ma mère, qui est là-bas, au Sénégal.

Je remercie ma femme, qui est ici, en Belgique.

Ici et là-bas.

Là-bas et ici.

Je vous remercie pour votre attention.

Vive le Sénégal. Vive la Belgique.

Ndongo DIOP
Chevalier de l’Ordre National du Lion