Banques et relance économique

40 faillites par jour, 16.000 emplois détruits en 9 mois !

Rien que pour le mois de septembre 2012, 1.190 entreprises ont été déclarées en faillite en Belgique.

Depuis le début de l’année, 7.959 entreprises ont disparu !
Mon propos n’est pas n’est pas de mettre les banques au banc des accusés, mais de relever un comportement qui contribue à freiner, voire mettre en péril tout plan de relance économique digne de ce nom : le resserrement de crédit, mieux connu sous l’appellation credit crunch.

Loin de contribuer au financement des entreprises, les banques les asphyxient : Bâle III, besoins de fonds propres « durs », durcissement des conditions d’accès aux crédits, ratios de solvabilité renforcés. Autant de justification et pendant ce temps, faillites, chômage, baisse de consommation, crise économique perdurent… Un cercle vicieux.

Pourtant, la hauteur du taux directeur de la Banque Centrale Européenne ne justifie pas une telle attitude, le coût de refinancement des banques restant à un niveau plus que raisonnable.

Par ailleurs, comme je le mentionne dans ma page d’accueil, des montants importants ont été débloqués par la BCE pour permettre aux banques de financer l’économie. Où est passé cet argent ?

Il serait utile, au-delà des cris d’indignation lancés par quelques politiques, que les banques rendent vraiment compte aux collectivités et que la régularisation tant attendue soit enfin appliquée.

 

Ndongo DIOP

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